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L'éolien au large

Par admin renaudeau, publié le samedi 13 mai 2017 16:18 - Mis à jour le jeudi 25 mai 2017 12:48
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Deux exemples français éoliennes posées (Oléron) vs éoliennes flottantes (Le Croisic)

 

En Europe, l'éolien en mer a expérimentalement débuté au Danemark dans les années 1990. Une seconde vague de développement est née à partir de 2010. En 2016 environ 11 GW ont été produits en Europe (comme au Royaume-Uni, en Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas, au Danemark).


Une éolienne offshore ( installée en mer) permet de convertir la force du vent en électricité, sous haute tension. Elles utilisent l’énergie cinétique du vent.

Le vent fait tourner des pales, généralement trois. Celles-ci entraînent un générateur qui transforme l’énergie mécanique produite en énergie électrique.

Les éoliennes offshore sont le plus souvent rassemblées dans un « parc éolien » ou « ferme éolienne »  afin de fournir de plus grandes puissances. De plus, les éoliennes sont espacées en fonction de leur puissance, de leur hauteur […] donc la surface des parcs en dépend aussi.

 

L'éolienne au large présente un certain nombre de points forts. Tout d'abord, l'éolien (le vent) est actuellement une des énergies renouvelables les plus connues.

L'avantage premier qu'a l'éolienne au large est que les vents sont plus forts en mer, donc on a plus de production. A puissance égale, une éolienne offshore peut produire jusqu’à 2 fois plus d’électricité qu’une éolienne terrestre.

En revanche, on a des contraintes avec l'éolien off-shore que l'on n'a pas avec des éoliennes terrestres :

  • il y a plus de vent donc l'éolienne se doit d'être plus résistante (aux conditions marines difficiles tel que les courants) ;
  • l'air marin (vent et eau de mer) implique un choix de matériau particulier (résistant à la corrosion notamment) ;
  • et il faut prendre en compte le respect de la faune et de la flore marine, et des usagers (ex : marins, pêcheurs..).

L'éolienne au large produit donc plus d'une éolienne terrestre, mais elle se doit d'être plus robuste, et se doit d'être implantée à un endroit scrupuleusement étudié auparavant.

 

Il existe deux types d'éoliennes au large :

 

Il s'avère que les éoliennes flottantes possèdent des avantages que les éoliennes posées n'ont pas ; en effet, ces dernières peuvent être installées dans des zones plus profondes (entre 50 et 300m) donc plus loin des côtes, ce qui augmente la surface disponible, car il y a de la place dans l'océan ! En conséquence, elles sont moins visibles donc moins gênantes pour les riverains notamment.

Elles sont de plus 8 à 10 fois plus performantes que l'éolienne posée, car les vents au large sont plus intenses et plus réguliers. L'installation et la maintenance de l'éolienne flottante sont simplifiées, car il est possible de l'assembler en zone portuaire puis de la remorquer, et de faire la maintenance à terre.

Enfin, il y a moins d'impacts environnementaux.

Cependant, ces technologies posent aussi de grands défis techniques : L’énergie doit être acheminée sur de longues distances. Il est donc nécessaire de concevoir des ancrages et des structures très résistants pour supporter les conditions marines difficiles.

 

 

De nombreuses régions et acteurs industriels se positionnent sur le développement des énergies marines sur leurs territoires. Par exemple, la région Pays de la Loire semble être particulièrement dynamique. .

A Saint-Nazaire, le projet Floatgen développé par l'entreprise Idéol (en partenariat avec l'École Centrale de Nantes parmi 6 autres européens) fait émerger une nouvelle éolienne flottante.

C'est la toute première en France. Sa construction avance dans le chantier naval.

Elle sera testée sur le site de SEMREV, interdit à la navigation (à 20 km du Croisic). C'est une innovation majeure, à ce jour aucune éolienne en mer, ni fixe, ni flottante, n'est installée en France. En parallèle, dans le monde, environ 3200 éoliennes sont installées en mer, dont six flottantes (la plus proche est en Allemagne).

Pour en savoir plus sur le projet, lancez la vidéo suivante

La ville de Saint-Nazaire a des atouts pour un parc éolien en mer. Tout d'abord, c'est un milieu physique adapté à l’éolien en mer (vent fort et régulier, faible profondeur).

Cette éolienne flottante ne fonctionnera qu'à partir de 2018, il s'agit d'un test sur 2 ans. L'éolienne ne nécessite aucune fixation dans les fonds marins. Elle possède un flotteur en béton et un ancrage en nylon. Elle a pour avantage de résister à la corrosion et aux chocs grâce à son absorption d'une partie des mouvements de la houle.

 

Ségolène Royal, ministre de l'Environnement et de l'Énergie, a annoncé l'appel d'offres du futur parc éolien en mer au large de Dunkerque ont été dévoilés en avril.

Il s'agit du troisième appel d'offres lancé par l'État français pour développer les éoliennes marines "posées" en France.

La présélection doit permettre de sélectionner, sur des critères techniques et financiers, les entreprises qui poursuivront avec l'administration une étape dite de dialogue concurrentiel. Celle-ci doit débuter en mai pour définir le cahier des charges définitif du projet, dont le lauréat sera désigné en 2018 pour une mise en service du parc en 2022.

La Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), feuille de route énergétique de la France adoptée en application de la loi de transition énergétique, prévoit d'attribuer jusqu'à 6 000 mégawatts (MW) de projets pour l'éolien en mer posé d'ici à 2023, en plus des 3 000 MW qui devraient être en service à cette échéance.

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Fanny Fougère, Margaux Hérault, Clémentine Morisset et Laura Malinge

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