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Energie des marées

Par admin renaudeau, publié le dimanche 14 mai 2017 11:45 - Mis à jour le mardi 23 mai 2017 18:37
Projet Usine marémotrice Baie de Swansea
Usine marémotrice

source photo ci-dessus : http://theearthproject.com/know-tidal-power/

Comment les marées sont formées ?

L’énergie marémotrice consiste à exploiter l’énergie issue des marées dans des zones littorales de fort marnage (différence de hauteur d'eau entre la marée haute et la marée basse se succédant). Le phénomène de marée est induit par l’effet gravitationnel sur l’océan de deux astres à proximité de notre planète : la Lune et le Soleil.

Le rythme semi-diurne (deux marées par jour) du phénomène des marées provient de la rotation de la Terre sur elle-même. L’alternance entre grandes marées et mortes eaux provient quant à lui des positions relatives de la Lune et du Soleil au cours du mois lunaire. La Lune, moins massive mais plus proche que le Soleil, produit l’effet le plus important sur les marées terrestres.

Tous ces mouvements astraux peuvent être calculés sur des milliers d’années, ce qui permet d’obtenir une prédiction des marées à très long terme en horaire et en amplitude.

Un bras de mer ou un estuaire en zone de fort marnage est équipé d’une infrastructure qui met en œuvre des turbines de basse chute actionnées par le flux d’eau de mer entre les deux bassins (situés à des niveaux différents).

Comment récupère t'on l'énergie ?

Contrairement aux hydroliennes qui captent l’énergie cinétique des courants de marée, le principe d’une centrale marémotrice s’appuie sur une énergie potentielle : cette source d’énergie utilise le marnage pour produire de l’électricité en exploitant la différence de hauteur entre deux bassins séparés par un barrage. La centrale de la Rance en Bretagne a été la première grande centrale marémotrice dans le monde et longtemps la plus puissante avec une capacité installée de 240 MW et une production annuelle de 500 GWh. La centrale marémotrice de Sihwa est l'installation marémotrice la plus puissante au monde, avec une capacité totale de 254 MW et une production annuelle de 583 GWh, elle dépasse désormais l'usine marémotrice de la Rance française et ses 240 MW, qui était restée la plus puissante pendant 45 ans. En comparaison une centrale nucléaire produit 7 000 GW par an.

Vidéo d'EDF expliquant le fonctionnement de l'usine  marémotrice de la Rance

 

 Usine marémotrice de la Rance

© Wikicommons

 

 

Usine marémotrice de Sihwa

 source : etoiledumarin.over-blog.com/article-les-sources-d-energie-electrique-la-poussee-des-flots-104117495.html

Projets du futur :

- La Corée du Sud entend maintenir sa position dominante dans le monde en construisant dans la baie d'Incheon ce qui devrait devenir, en juin 2017, la plus puissante usine du monde, avec 44 turbines de 30 MW chacune, soit un nouveau record de puissance installée à 1 320 MW. Elle étudie également la possibilité d'une installation dans la baie de Garolim, pour une puissance de 520 MW, avec 20 turbines.

- Dans la course au gigantisme, le Royaume-Uni affiche ses ambitions, avec un grand projet, encore à l’état d’études, dans la baie de Swansea, au Pays de Galles. Il ferait appel à la technique nouvelle du lagon artificiel, installé dans l’estuaire de la Severn3. L’usine serait équipée de 90 turbines pour une capacité entre 1 800 et 2 800 MW. Tidal Lagoon Power, la société constructrice, compte soumettre une demande de permis de construire en 2017 pour une mise en service en 2022. Mais le projet fait encore l’objet de controverses. Tidal Lagoon Power projette cinq autres usines marémotrices qui, selon la société, pourraient assurer 8 % de la demande électrique du pays.

 

- Le Canada, avec ses innombrables baies, dispose de près de 200 sites propices à l'implantation de centrales marémotrices. Des études sont menées notamment dans la baie de Fundy, en Nouvelle-Ecosse, dans l'estuaire du fleuve Saint-Laurent, ou sur l'île de Vancouver, sur le Pacifique.

- D'autres projets sont envisagés mais sont à ce jour à un stade moins avancé ou même encore théorique : méga-projet russe de Penjina (87 000 MW !) en mer d'Okhotsk et celui de Mezen en mer Blanche, projet dans le Golfe de Kutch au Gujarat en Inde, projet Dalupiri près de l'île de Samar aux Philippines.

 

 

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